7 pièges à éviter
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Conversation avec mon ado : les 7 pièges à éviter

Je ne sais pas chez vous, mais chez moi parfois ma fille part au quart de tour.

Elle bougonne, se plaint et dit qu’on ne comprend jamais rien etc…

Je ne sais pas si c’est l’effet du confinement, le fait qu’elle ait moins de cours au collège ou qu’elle voit moins ses amis.

C’est peut être un peu tout ça en même temps.

Et puis je dois me rendre à l’évidence,, elle devient de plus en plus une ado !

Alors comment faire pour soigner mes conversations avec mon ado ?

Et surtout quels pièges faut-il éviter ?


LE CONTEXTE !

J’ai testé quelque chose cette semaine et j’avais très envie de vous en parler.

Parfois ma fille arrive vers moi en se plaignant.

Son pantalon lui tient trop chaud, elle va devoir se lever à 6h30 pour retourner au collège, elle ne peut pas voir sa meilleure amies pour X ou Y raisons etc….

Bref, les raisons de se plaindre sont nombreuses !

Ma première réaction est souvent de l’écouter et de lui proposer des solutions.

Bien entendu, la plupart des solutions que je propose ne lui conviennent pas, la conversation tourne en rond et au final je suis une maman qui “ne comprend jamais rien”….

Ça vous parle ?!


7 PIÈGES A EVITER POUR SOIGNER LA CONVERSATION AVEC SON ADO

Le psychologue américain Haim Ginott, dans son livre Entre parent et adolescent, attire notre attention sur les 7 pièges à éviter pour soigner les conversations avec notre ado :

  • raisonner son ado : “qu’est-ce que tu attendais ? ce n’est pas ça la vie… Dans la vie c’est normal de…..”
  • sortir les clichés du genre : “tu es encore trop jeune, tu as toute la vie devant toi” “j’espère que ça t’apprendra à…”
  • Moi à ton âge” : je savais comment faire ceci ou cela
  • minimiser la situation : je ne comprends pas pourquoi tu te mets dans un état pareil. Ce n’est pas grave, il n’y a pas de quoi être découragé”.
  • le juger : le problème avec toi c’est que…
  • s’apitoyer : je suis désolée, je ne sais pas quoi dire, cela me brise le cœur. 
  • la méthode Coué : tout arrive pour le mieux, tu auras une autre occasion qui sera meilleure.

COMMENT ON FAIT ALORS ?

Voici ce que j’ai testé cette semaine avec ma fille

1 –  je lui montre que je comprends son émotion par des petites phrases magiques du genre :

  • ça ne doit pas être facile de changer de rythme et de devoir te lever si tôt,
  • c’est vrai que tu risques d’avoir chaud avec ce pantalon,
  • ça doit être frustrant pour toi de ne pas pouvoir voir ta copine aussi souvent que tu aimerais

C’est ce que le psychologue américain Haim Ginott appelle les premiers soins émotionnels.

2 – J’attends et laisse mon ado s’exprimer et valider chaque fois l’émotion qu’il ressent.

Et c’est tout…. ?  oui c’est tout… !


RÉSULTATS

Les résultats ont été plutôt convaincants pour moi.

J’avais tendance à m’approprier le problème de ma fille pour trouver une solution.

Ben oui, nous les parents nous avons envie que nos enfants se sentent bien !

Je me suis rendue compte que cette attitude pompait beaucoup mon d’énergie.

Non seulement parce que je cherchais des solutions mais aussi parce que rien ne convenait à ma fille.

Notre conversation avait tendance à s’enliser et à pomper notre énergie à toutes les deux.

Résultats, lorsque je m’arrête au petites phrases lui signifiant que j’ai compris son émotion, elle va poursuivre sa plainte avec deux ou trois arguments.

Puis elle s’arrête et se met en mode “recherche de solution”


Voici notre conversation au sujet du pantalon trop chaud (je précise, il s’agit d’un pantalon d’équitation, elle n’a donc pas trop le choix, elle ne peut pas monter à cheval en short !) :

« Je vais avoir trop chaud avec ce pantalon »

« Oui c’est vrai que tu vas avoir chaud »

« En plus il est super épais »

« Oui c’est vrai qu’il a l’air épais, tu dois avoir chaud l’été avec ».

« Ben oui j’ai chaud, les chevaux eux ils ont de la chance parce qu’on les douche »

« Ah oui ça doit leur faire du bien ! »

« Bon, je vais prendre une gourde avec des glaçons, ça me rafraîchira »

« Bonne idée ma chérie ! »


Voilà, c’est tout et c’est magique !

Moi, je me sens plus légère, et je sais que, par mon comportement, je lui donne l’opportunité de grandir et de se responsabiliser.


CONCLUSION

Le psychologue Haim Ginott rappelle que :

“Les réponses des adolescents varient selon notre mode de communication et notre attitude.

L’utilisation d’outils de communication ne doit pas ignorer les différences de tempérament et de personnalité qui caractérise chaque enfant.”

Je me compare souvent à un funambule.

J’ai l’impression de marcher sur un fil et je dois m’adapter sans cesse pour préserver la relation avec mon ado.

Finalement, moi aussi je suis une maman qui grandit !

Et vous, dîtes moi si cet article vous parle, vous aide, vous a plu ?

Et si vous avez des techniques, des façons de faire qui pourraient enrichir cet article n’hésitez pas à nous les partager.

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Si vous aimez, partagez !

Un commentaire

  • Sylvie

    Et en plus elle est très facile à se rappeler cette méthode ! En fait, c’est comme pour le harcèlement, on essaie de trouver à leur place la solution. Donc forcément, on y met de notre énergie, de notre vie, pour que nos enfants soient heureux. Quand notre rôle de parent est de les armer pour qu’ils deviennent l’adulte épanoui que nous voulons qu’ils soient ! Merci Steph pour ce partage. Je me le note aussi de mon côté !

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